Depuis 2020, trois recueils de poèmes ont été rédigés dont le premier fut publié fin 2023 et le dernier, début 2026. Chacun ayant leur identité propre, je vous partage un petit florilège afin de vous permettre de mesurer la diversité du fond et de la forme à laquelle je suis entraîné.
Fureur d'écrire
Mon âme balbutie à l'aurore carmin
De timides propos aux accents de proverbes
Stances et halos clairs que l'humeur exacerbe
Se couche pesamment sur un vieux parchemin
L'éclaircie s'évanouit comme l'espoir serein
Du vert étincelant de quelques folles herbes
Ma veine et mes versets vitalisent le verbe
Qui submerge mon corps d'un bienfaisant venin
Quand ma plume s'efface ou que mes vers se cassent
S'invétèrent la nuit mes pensées qui enlacent
D'un œillade argentée un rêve chiffonné
Si le sort de mon cœur en vingt ou cent poèmes
Et de s'embraser vif au milieu des damnés
Que son feu soit du bleu de l'encre que je sème
Les Comètes vagabondes
Alchimie de la psyché
ou de le psychose au génie
Du médical au minéral,
La pharmacopée idéale,
Qui place en la psyché boiteuse,
Des molécules hasardeuses,
Revigore et puis détériore
Chaque neurone de nos corps.
Minéral, de folie plombé,
Se prend à rêver de doré.
Qui donc du fou ou du génie,
Écrit la juste mélodie ?
L'écoute d'un rêve vaut mieux,
Que nombre de propos aux dieux,
Le divin cultive ses lois,
Lorsque le fou voit au-delà.
Et dans la jungle des synapses,
De liane en liane et dans un laps,
De ce temps de peine à spirale,
De ce temps de joie gutturale,
S'éteint chacun de nos sursauts,
De vie dont la mort à l'assaut,
D'un coup de guillotine, voile,
Ce qui fut du monde la toile
Poussières de verre
L'épée et la psychée
La caresse à ma peau est comme un coup d'épée,
Cannelure de sang d'argent fleurant le fer,
Le pourpre était royal, sa croûte est couleur pierre,
De spasmes chahuté, crevant en vérité.
Je peine de n'avoir pu, au mont-de-piété,
Délaisser ma psyché contre l'or de deux frères.
Qu'est-ce résonner une fois recouvert,
Du linceul d'aliéné ligotant ma pensée ?
Ô je vous reverrai entre l'ange et le diable,
Et si jadis je fus quelque peu honorable,
Je suis dorénavant un corps sans cœur ni âme.
Je bois de temps en temps un blanc d'isolement,
Et son goût terrifiant à petit feu me pâme,
Je n'entends ni ne veux voir la fin de mon temps
Le Chant du cygne
